À propos

AmélieBonjour :)

Je m’appelle Amélie, et je suis contente de vous voir par ici.

Habiter la langue

Mon but, c’est de donner aux gens des outils pour qu’ils s’approprient la langue à leur manière.

Je fais ça principalement en animant des ateliers d’écriture créative pour toutes et tous, en enseignant le français comme langue étrangère.

Les mots sont un tel outil de pouvoir que j’aimerais bien que chacune et chacun puisse être à l’aise et tisse un lien fort et joyeux (et fort joyeux) avec eux. Que chacun et chacune se sente capable de ça.

Entre ici et ailleurs

Après avoir vécu les 20 premières années de ma vie à Lyon et dans sa région, j’ai découvert la vie à l’étranger :
– un an en Irlande ;
– deux en Slovénie ;
– un au Kirghizstan ;
– quatre en Belgique ;
– et maintenant en Suisse, à Lausanne, depuis début 2018.

J’ai aussi pas mal vadrouillé :
– sac au dos avec des amies, au Burkina Faso ou au Laos ;
– toujours sac au dos, mais seule, en Thaïlande, et en stop depuis Istanbul jusqu’en Normandie ;
– et de plus en plus souvent à vélo entre Suisse, Belgique et France.

panneaux d'autostop d'un été 2013La vie ailleurs et les voyages nourrissent ma créativité, et questionnent sans cesse ma façon de parler et d’écrire : je découvre des langues que je ne connais pas, ou une langue que je connais et qui m’apparaît complètement neuve, teintée de nouvelles expressions ou de mille accents étonnants.

J’adore les ponts entre les langues, les transparences et les frictions, c’est pour moi un véritable terrain de jeux.

Alors vous imaginez mon bonheur quand je me retrouve devant une classe avec des apprenant.e.s de quinze langues maternelles différentes !

Parcours

J’ai longtemps voulu travailler dans l’édition, hésité à me lancer dans la traduction, envisagé de devenir interprète en langue des signes. Des métiers en plein dans les langues ! Mais je garde ça pour d’autres vies : animatrice d’ateliers d’écriture et enseignante de FLE, ça me va vraiment très bien !

Comment j’en suis arrivée là ? J’ai commencé par faire une licence de lettres modernes et une d’anglais, bien incapable de choisir uniquement l’une ou l’autre. Puis j’ai continué en Master de lettres avant de bifurquer sur des études de Didactique du Français Langue Etrangère. Je me suis aussi formée à l’animation d’ateliers d’écriture.

Bref, pas de doute, je suis une vraie littéraire, pas mal fâchée avec les sciences (même si j’aime bien le calcul mental). Je me réconcilie parfois avec elles en co-animant des ateliers d’écriture et science avec un ingénieur.

tout ce que j'ai danséUn site pour partager des ressources

Qu’est-ce qu’on trouve par ici ?

Vu que mon grand truc, c’est de rendre les gens capables, je me dis que mes retours d’expérience peuvent peut-être en aider certain.e.s d’entre vous qui voudraient écrire ou faire écrire.

Sur le blog, de manière plus ou moins régulière (hm hm),

  • – je raconte des ateliers d’écriture ;
  • – je parle d’outils que j’ai découverts et de ressources qui me sont précieuses ;
  • – je partage des bribes de cours quand les apprenant.e.s poétisent la langue (souvent sans le vouloir) ;
  • – j’explique des pratiques que j’ai mises en place. Aucune vérité absolue, mais simplement des récits de ce qui marche et ne marche pas pour moi, et une invitation à en discuter ensemble.

Dans le portfolio, plus ou moins à jour (hm hm bis), vous trouverez des résultats concrets d’atelier d’écriture, avec, aussi souvent que possible, les pdf à télécharger, pour vous donner des idées.

Je suis toujours ravie de lire vos commentaires, ou de recevoir vos questions qui me donnent de nouvelles idées d’articles !

Par où commencer ?

Voici quelques articles qui pourraient vous intéresser :

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Les sardinosaures, ou comment travailler la description l’air de rien : un atelier d’écriture en FLE
Un atelier d’écriture qui rate (parce que, hé oui, ça arrive aussi)

J’ai aussi fabriqué un livret plein de démarreurs d’écriture piochés dans des livres aimés pour vous donner de l’inspiration. Vous pouvez le télécharger en vous inscrivant ici :

Envie d’en savoir plus sur moi ?

Édouard Levé, membre de l’OuLiPo, l’Ouvroir de Littérature Potentielle, a écrit Autoportrait, un texte de 125 pages dans lequel il juxtapose des phrases le décrivant sous tous les plans. Voici donc, à la manière de, un peu moins de 125 pages sur moi.

« Après chaque pique-nique, je remercie le champ qui nous a accueillis. Je dis aussi merci au soleil juste avant qu’il ne disparaisse. J’ai peur des petits bateaux mais depuis des années, j’appelle mon lit « un radeau ». J’aime plus l’odeur du café que le goût, sauf dans le tiramisu. Je bois beaucoup de thé, surtout des parfumés. J’ai déménagé près de vingt fois. J’adorerais connaître le nom des plantes et des arbres, mais j’ai trop la flemme de les apprendre. J’essaie d’avoir toujours en réserve au moins un pot de confiture de ma grand-mère. Traverser la baie du Mont Saint-Michel pieds nus a été une expérience incroyable. J’aime apprendre des poèmes par cœur. Je chante très souvent dans la rue. À Bruxelles, j’adorais regarder la ville de nuit depuis ma terrasse clandestine. À Och, j’adorais regarder le Sulaiman-Too depuis ma chambre. J’aime organiser des chasses au trésor et autres surprises. Je n’aime pas prendre des photos mais j’aime bien qu’il en existe des chouettes moments passés. Mon style vestimentaire a profondément changé depuis un an et demi. J’ai une petite étagère Billy qui contient uniquement des carnets. Je dis « pot pod noge » quand il s’agit de partir quelque part, ce qui signifie « le chemin sous nos pieds ! » en slovène. J’aime toutes les chansons de Vincent Delerm. J’adore chanter de la vieille chanson française en karaoké (mais pas au micro). J’ai besoin d’étreintes et d’étreindre. J’ai très souvent du chocolat noir dans mon sac. Je pleure bien trop facilement au cinéma. Je recherche régulièrement des espaces en non-mixité. J’ai besoin de temps pour décanter les choses. Je remarque toujours les gauchers, avec cette réflexion, « on fait partie de la même équipe ». L’émission Remède à la mélancolie (et plus particulièrement la voix d’Eva Bester) est un profond remède à ma mélancolie. J’aimerais faire de la radio. Je fais souvent des jeux de mots pourris. Je jongle avec les noix avant de les casser. J’ai écrit un roman qui cherche une maison d’édition. Je suis optimiste au quotidien, il ne faut juste pas trop que je réfléchisse à l’avenir du monde. J’aime faire des oiseaux en origami. »

Amélie grain de folie, Agnès Lestrade