réconciliation avec la science

Depuis quelques temps, on travaille avec Michka Mélo, ingénieur-inventeur-poétique, sur des ateliers qui mêlent écriture et science (au sens large), avec l’idée principale de montrer aux gens, potentiellement réfractaires à l’une ou à l’autre, que tout ça n’est pas si effrayant que ça en a l’air :)

L’idée est aussi de développer une méthodologie scientifique (accessible à tou.te.s) pour creuser ses idées et aller plus loin (ou ailleurs) dans la création. Un chouette programme que je prends grand plaisir à expérimenter à chaque fois – parce qu’en vrai, la première personne réfractaire à la science, j’avoue tout…

... c'est moi !

… c’est moi !

 

Mais c’est justement très agréable de pouvoir co-animer et sentir qu’on apporte des choses différentes mais complémentaires aux participant.e.s et qu’on peut, en même temps, repousser ses propres limites !

Après avoir animé un atelier interdisciplinaire sur les arbres à Bruxelles au mois de mai, nous avons remis ça cette semaine avec un atelier à Nantes dans le cadre du festival 1.Camp organisé par l’association Ping. Avant d’y aller, on sentait avec Michka que l’atelier était à un niveau de défi encore supérieur puisqu’il s’agissait de traiter de l’anthropocène, terme assez peu limpide (mon correcteur orthographique se permet d’ailleurs de le souligner en rouge) si on n’est pas dans le milieu (aux contours plutôt flous) qui l’emploie.

L’anthropocène, c’est le terme qui caractérise l’époque où les activités humaines ont eu un impact global significatif sur notre écosystème (indice : environ maintenant) (c’est pas très très joyeux). Alors certes, pas tout à fait ce qu’on appellerait « un sujet qui met du baume au coeur », mais ces deux jours nous ont malgré tout permis de découvrir par exemple (et dans la bonne humeur !) que les Etats-Unis étaient à la recherche d’un nouveau bois pour leurs battes de baseball parce que celui utilisé jusqu’à maintenant était amené disparaître, ou encore que dans une tribu de Colombie, des chamanes étaient élevés 18 ans dans le noir pour apprendre à connaître l’esprit des choses sans les voir. Nous avons aussi compris pourquoi il y avait des mouettes dans certaines villes non côtières ou encore comment les hortensias changeaient de couleur ! Et surtout, nous avons pu ensuite écrire à partir de tout ça, nos phénomènes explorés se retrouvant à la fois dans le fond de nos textes, et dans leur forme !

Deux jours avec un très chouette groupe et des cerveaux qui carburent, et ces réactions géniales à la fin, qui laissent à penser que le pari est réussi : une participante qui demande « Vous allez refaire un atelier, ici ? » et une autre : « Vous nous avez mis en difficulté sans que ce soit difficile ».

tweet-ping

Allez, quand est-ce qu’on recommence ? J’ai encore plein de phénomènes scientifiques que je voudrais comprendre…

*Merci à l’association Ping pour son invitation !*

Aucun commentaire

Caroline

Youpi ! Ah, on voudrait être partout à la fois. C’est un concept à refaire et refaire, très original et diablement nécessaire.

Réponse
meliemeliie

On a dans nos cartons un nouveau concept qui te plaira aussi, je crois… !

Réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *