Fragments de cri

Un jour, Adélaïde se réveille avec un cri en elle.

Fragments exploratoires autour du personnage et de la thématique, enregistrés dans le cadre de l’exposition à L-Espace du fond à L-Imprimerie, automne 2020.

“Elle s’appelle Adélaïde. En primaire, après un cours sur les accents, les garçons enlèvent le tréma de son prénom, ça fait « laide » à l’intérieur. C’est son plus lointain souvenir de coup reçu et pas rendu. Elle n’aime plus s’appeler. Elle mélange les lettres, elle trouve « Ilda ». Ilda, ça lui va. Elle convainc tout le monde, parents, copains, profs compris, de la nommer comme ça.

Au collège, elle découvre qu’Adélaïde, c’est aussi une ville d’un pays tout là-bas. Dans quel état ça la met. Ça voudrait dire que des gens habitent, en elle. Elle ne les connaît pas.”